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Moyen-Courrier publie essais et documentaires littéraires 30/11/1999 00:00:00
Tandis qu'au dessus du Bourget ça plane déjà pour certains pilotes d'essai, une nouvelle maison d'édition 100 % numérique vient de prendre son envol dans le paysage éditorial français. Baptisée Moyen-Courrier, la société entend se spécialiser dans la publication de ce que l'on appelle outre-Atlantique la « creative nonfiction », un créneau regroupant les essais et autres documentaires littéraires. Un acteur numérique dédié aux textes dont les longueurs se situent entre l'article de presse et le roman.
Au catalogue des éditions Moyen-Courrier, dont la plateforme a été lancée le 3 juin, figureront des publications « hors genre » dans les domaines de l'essai personnel, du récit sous formes de reportage, de l'histoire de procès, de l'enquête scientifique, parmis d'autres petites histoires de la vie quotidienne qui ensemble forment celle avec un grand H...
Contactée par ActuaLitté, l'éditrice Julie nous explique qu'elle a décidée de monter ce projet avec son associée Elodie. Si la première a exercé auparavant comme traductrice de romans et reportages, sa complice a été un temps directrice d'un festival littéraire à Montpellier. « J'étais poussée par l'envie de traduire davantage de reportages, mais c'est assez rare en France. Les éditeurs français n'en achètent pas pour des questions de format. Trop long pour être considéré comme un article et trop court pour en faire un livre. Avec le numérique on s'est dit qu'il y avait peut-être une opportunité. »
Un éventail éditorial que pratiquent des écrivains, des journalistes, et notamment ceux qui cumuleraient les deux casquettes. Et des formats courts destinés à être lus en deux heures environ, via tablettes, lecteurs ebooks et autres smartphones. Aucune déclinaison en format papier n'est prévue à ce jour.
Pour l'heure, la plateforme de la maison propose d'ores et déjà trois titres, tarifés entre 3.50 EUR et 4.50 EUR. On retrouve un ouvrage sur la pratique médicale, par le chirurgien Atul Gawande, un récit de voyage à Lagos de Ted Conover, ainsi que le récit d'une quête généalogique ayant mené Lawrence P. Jackson sur les traces de ses ancêtres esclaves en Virginie.
Et comme nous le confie Julie, d'ici une quinzaine de jours devrait paraître la traduction d'un reportage en deux volets, signé Pamela Colloff du Texas Monthly, et récompensé d'un prix aux Etats-Unis. L'histoire d'une erreur judiciaire aux conséquences épiques, en 1985 au Texas, qui a vu un homme injustement inculpé du meutre de sa femme, et que seul le travail acharné d'avocats convaincus de son innocence a fait libérer au bout de 25 ans. « Dans la veine de Truman Capote », nous annonce l'éditrice.
Paris : la régression des librairies enrayée entre 2007 et 2012... 30/11/1999 00:00:00
Fin mai, la Semaest et la Ville de Paris avaient organisé un colloque qui proposait de réfléchir aux actions menées par les acteurs sur les commerces de proximité. On le sait bien, ces derniers représentent « un défi pour l'action publique », tout en étant concernés par des questions économiques communes : hausse des charges, loyers élevés, etc. Parmi ces commerces, la librairie indépendante, évidemment.
Anne Hidalgo avait assuré que les commerçants et l'artisanat de proximité représentaient de véritables forces pour la vie des Parisiens, au sein de leur quartier. Il dépendait des pouvoirs publics que d'agir de manière à les protéger. À ce titre, la ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme devait porter, au cours du Conseil des ministres, des réflexions allant dans le sens d'un projet de loi pour le mois de septembre.
En parallèle, un vaste document de travail a été présenté (voir en fin d'article), faisant état des pistes de revitalisation des commerces de proximité. Plusieurs quartiers sont ciblés - onze précisément, où la ville de Paris a mis la main à la pâte, et assuré des opérations en faveur des commerces de proximité. On s'en doute, c'est dans le quartier latin principalement que les efforts ont porté, concernant le domaine du livre. Librairie, maisons d'édition, vente de livres anciens, mais également galeries d'art et cinémas ont pu profiter de l'action de la Ville.
{CARROUSEL}
On notera dans que le secteur des services à la personne, qui compte parmi ses acteurs les librairies-papeteries-presse, on assiste à une évolution, passant de 228 établissements à 246. Bien entendu, cela ne reflète pas la situation de la librairie, mais de l'ensemble du secteur des services (avec pharmacie, banques et autres assurances ou encore agences immobilières).
On aura tout de même le cas de deux établissements qui dans le XXe arrondissement auront profité de l'intervention de la Semaest : la Vague à l'âme et Le genre urbain, de même que dans le Xe, La plume vagabonde.
Le cas du quartier latin, où l'action aura justement porté sur les secteurs de l'édition, regroupe les Ve et VIe arrondissements. L'état des lieux réalisé en 2007 montre que sur les 4700 commerces 613 relevaient du domaine culturel, avec librairies et maisons d'édition en tête de liste, commerces dédiés à la vente de livres anciens et galeries d'arts, de même que cinéma.
En 2012, une trentaine de commerces ont disparu,
mais "la baisse a été enrayée"
Géographiquement, on retrouvait d'ailleurs les librairies et les maisons d'édition au centre du secteur, entre le célébrissime boulevard Saint-Germain et la rue des Écoles. Mais entre 2003 et 2007, note l'étude, l'ensemble des commerces culturels « a connu une forte régression ».
Cinq ans plus tard, une trentaine de commerces ont disparu, mais « la baisse a été enrayée ».
Les librairies généralistes sont les commerces les plus touchés : depuis 2003, elles sont passées de 173 à 120. Toutefois, depuis 2007, leur taux de régression a ralenti nettement : entre 2003 et 2007, ce taux s'évaluait à 24 %, mais il était de 7 % entre 2007 et 2012. Cette évolution semble se stabiliser puisque l'on comptabilise désormais 123 librairies en 2010 pour 120 en 2012.
Le nombre de commerces culturels mixtes (librairies-maisons d'édition) ainsi que les galeries d'art a augmenté, permettant de préserver la tradition culturelle du quartier.
Dans le secteur du quartier latin, la volonté de préserver le commerce culturel est au coeur des actions de la Semaest. Ainsi, « 15 locaux ont été acquis depuis le début de la mission en 2007. Ils sont assez bien répartis sur le secteur et un local a été acquis en dehors du périmètre, au 79 rue de Vaugirard. Parmi ces 15 locaux, 11 d'entre eux sont des librairies et des maisons d'édition ».
revitalisation des commerces de proximité de la Ville de paris publié par ActuaLitte.com
Kanye West fait un remake d'American Psycho pour son nouvel album... 30/11/1999 00:00:00
Les livres de Bret Easton Ellis sont devenus un élément incontournable de la culture populaire. Les références à ses livres sont nombreuses. La dernière en date est à trouver du côté de Kanye West, qui nous livre sa propre interprétation d'une scène du film American Psycho, issu du livre culte du même nom.
Kanye West en concert au MoMA,
Jason Persse, CC BY-SA 2.0
Kanye West a fait tourner un remake de l'une des scènes du film, et l'a mis en ligne sur son site internet. Tout ça pour la promotion de son nouvel album Yeezus, qui circule allègrement sur le net depuis quelques jours maintenant.
Dans les deux minutes que dure ce film, on voit deux acteurs qui ressemblent aux personnages originaux. Il s'agit en réalité de proches du chanteur, qui ont rempli les rôles de Patrick Bateman et de l'un de ses collègues, Paul Allen (respectivement interprétés par Christian Bale et Jared Leto dans la version originale) L'autre changement est au niveau du dialogue et la musique.
Alors que Bateman s'apprête à tuer sa victime à coups de hache, il se lance dans un monologue sur l'album Fore! de Huey Lewis & the News. Ici, c'est bien sûr du nouvel album de Kanye dont il est question. Le rapport semble assez difficile à saisir, mais en tout cas ça ne manque pas d'interpeller.
Voici ce que ça donne :
Et en version originale :
Devinette : quelles oeuvres littéraires ont inspiré ces tatouag... 30/11/1999 00:00:00
Il est des lecteurs complètement piqués de littérature. Et si bien qu'outre les traditionnelles têtes de mort façon Hells Angels, les coeurs transpercés de flèches en dédicace à maman et autres symboles tribaux, le monde du tatouage fourmille également d'oeuvres d'art corporel inspirées par les univers des livres. Si les ancres tatouées sur les bras de Popeye sont certes passées de mode, on peut toujours retrousser ses manches pour quelques devinettes.
Le jeu est simple. Ci-dessous, une vidéo concoctée par BuzzFeed et présentant un échantillonnage de tatoos inspirés par des bouquins. Chaque exemple couplé avec une citation issue de l'oeuvre littéraire en rapport, et ne reste plus qu'à deviner de laquelle il s'agit avant que la réponse ne soit donnée.
A vous de jouer...
Via GalleyCat.
Un premier succès éditorial pour Amazon publishing 30/11/1999 00:00:00
Une nouvelle qui ne va pas faire plaisir à tout le monde. Le fait qu'Amazon fasse aussi de l'édition n'est pas pour rassurer de nombreux acteurs du livre. Hier, on a appris que, pour la première fois, un livre Made in Amazon avait dépassé la barre du million d'exemplaires vendus. Il s'agit de l'auteur Oliver Pötzsch et de sa série Hangman's Daughter.
En fait de livre, il est donc question des trois ouvrages que comporte cette série publiée par la firme de Jeff Bezos. Le chiffre d'un million d'ouvrages vendus concerne les formats papier et numérique, ainsi que les livres audio. Amazon est-il pour autant devenu un éditeur respecté ? Rien n'est moins sûr.
Tout d'abord, la controverse liée à cette entrée dans le monde de l'édition n'est pas terminée. Nombreux sont les éditeurs qui continuent à faire entendre le mécontentement. En tout cas, quelles que soient les inquiétudes, certains spécialistes estiment que cette carrière dans l'édition n'est pas encore un succès pour la multinationale de Seattle.
James McQuivey, analyste chez Forrester, est de cet avis-là. À propos d'Amazon et de ses activités d'éditeur : « Je crois qu'ils pensaient vraiment qu'ils seraient en mesure de vendre beaucoup d'exemplaires de leurs meilleurs ouvrages. Je pense qu'ils sont étonnés de ne pas avoir eu plus de succès comme celui-ci ».
Cela dit, il estime que ce premier succès commercial pour un livre maison devrait permettre à Amazon d'asseoir sa légitimité, dans une certaine mesure, auprès des agents littéraires.
Toutefois, et c'est là le véritable souci pour Amazon, les livres publiés par le vendeur en ligne ne sauraient être vendus en librairie. Et quoi qu'on en dise, vendre son livre en librairie permet, jusqu'à preuve du contraire, d'avoir une visibilité supplémentaire ainsi que des ventes en plus. Rappelons que 25 % des livres vendus aux États-Unis le sont dans des librairies physiques.
Bref, Amazon a encore du chemin à faire avant de devenir un éditeur de premier rang, tant sur le plan du volume que sur celui de la légitimité symbolique.
(via Forbes)
Avec Winnie l'Ourson, Steve Jobs voulait démontrer les atouts d'... 30/11/1999 00:00:00
Eddy Cue, le vice-président senior logiciel d'Apple l'avait déjà expliqué : Steve Jobs n'était pas particulièrement chaud à l'idée de s'engager dans le livre numérique et d'ouvrir une librairie en ligne. « Steve n'a jamais perçu le Mac ni l'iPhone comme des dispositifs de lecture idéaux. Dans le cas du téléphone, l'écran est plus petit, et pour les Mac, vous auriez eu le clavier, et l'appareil n'aurait pas donné l'impression d'un livre. »
Avec l'apparition de l'iPad, la donne changeait, bien qu'Eddy Cue ait encore dû travailler pour convaincre Jobs de se lancer. Le potentiel de la tablette était évident, et il aurait été malheureux de rater le coche. « Donc, je suis allé voir Steve, et je lui expliqué pourquoi je pensais que ce serait un excellent appareil pour les ebooks... et après quelques discussions, il est revenu et m'a dit : 'Tu sais, je pense que tu as raison. Je pense que c'est très bien.' Et voilà qu'il a commencé à apporter des idées personnelles sur ce qu'il voulait faire avec et comment ce serait encore mieux de disposer d'une application de lecture et de vente. » (voir notre actualitté)
Or, une fois décidé, Jobs s'est ultra investi dans le projet. Et comme à son habitude, Steve a tout orchestré, millimétré, tant dans la création de l'application que dans la mise en scène où fut présenté l'iPad, le 28 janvier 2010. Nous avons évoqué ce matin l'implication dans l'application, mais revenons un instant sur le lancement même de l'iPad. Au cours de la Keynote, Jobs avait décidé qu'en guise de démonstration, il achèterait le livre biographique de Teddy Kennedy, True Compass.
« Cela signifiait beaucoup pour lui. Steve a grandi dans les années 60, à l'époque de John et de Robert Kennedy. Il a suivi la carrière d'Edward », souligne Cue.
Mais c'est avant tout avec Winnie l'Ourson qu'il voulait faire sensation. Le livre numérique, en couleur, et interactif, allait être proposé directement dans l'application pour les clients. Ce n'est pas simplement parce que Jobs avait une affection particulière pour ce livre, et le monde de Winnie l'ourson, qu'il souhaitait proposer cette offre. Selon Cue, le livre numérique était le meilleur outil pour dévoiler les capacités de l'application de lecture iBooks. « Il y a une couleur magnifique pour les dessins, que l'on n'avait jamais vue dans un livre numérique. »
La biographie de Robert Kennedy,
un livre numérique interactif de Winnie l'Ourson
Steve Jobs avait tout soigneusement orchestré
Selon Cue, le livre n'est d'ailleurs pas étranger au succès de l'iPad. Et à ce titre, alors que la semaine passée, une conférence Apple présentait le nouveau système d'exploitation iOS7, on attend de savoir quelles seront les évolutions d'iBooks. Surtout que l'application sera intégrée dans le prochain Mac OS, Mavericks. Cue rappelait d'ailleurs que dans son implication, Jobs, s'il n'avait pas lui-même proposé le nom iBooks pour l'application, avait tenu tout particulièrement à ce que l'on puisse tourner des pages, avec ce système d'arrondi skeuomorphique.
L'application avait déjà été mise en cause durant le procès. « Le gouvernement a dit que l'iBookstore était 'un échec' et porté l'accusation sur le fait que 'les prix pratiqués par Apple étaient injustes pour le consommateur', et que la firme 'avait moins vendu de livres numériques du fait de ses prix élevés'. » Affirmantion que Keith Moerer, responsable de l'application conteste : les ventes d'ebooks ont augmenté de 100 % durant l'année 2012, et comptaient plus de 100 millions de clients.
L'accusation a rétorqué que « lorsque vous baissez les prix, vous vendez plus de livres ». Moerer a reconnu que c'était bien le cas, mais parfois, seulement. « Apple a oublié de se concentrer sur les clients, voilà pourquoi l'iBookstore est un échec », ajoute le procureur. Sourire de Moerer : « Ce n'est pas vrai. »
Or, depuis l'année passée, l'iBookstore et les titres qui y sont proposés ne sont plus soumis à la clause de Nation la Plus Favorisée. Et pourtant, Apple disposerait de 20 % de parts de marché sur le secteur du livre numérique, sur l'année 2012. Ce qui implique que la firme serait beaucoup plus importante dans le secteur que le DoJ ne l'avait envisagé. Entre 2011 et 2012, Apple avait d'ailleurs ajouté l'éditeur Random House à son portefeuille de fournisseurs.
Reste que cette séquence émotion, pour poignante qu'elle fut, n'apportait rien directement au procès. En revanche, elle a particulièrement servi la cause des avocats d'Apple. En présentant l'investissement de Jobs, c'est un appel au pathos assez clair : comment le DoJ pourrait avoir à coeur de salir la mémoire d'un homme qui s'est tant impliqué, et pourquoi chercher à démolir cette oeuvre, si importante à ses yeux.
Pas très subtil, certes, mais très habile de la part des avocats, en tirant sur la corde sensible du jury...
Nord-Pas-De-Calais : libraires indés contre subventions d'Amazon... 30/11/1999 00:00:00
L'association des libraires indépendants du Nord-Pas-de-Calais lance un grand rendez-vous, tourné autour du livre de Jean-Baptiste Mallet, En Amazonie : infiltré dans « le meilleur des mondes », publié chez Fayard. Très bien reçu dans la presse, ce témoignage d'un journaliste en totale immersion donne ici l'occasion à l'association Libr'Aire de sensibiliser aux questions liées à Amazon.
Surtout que dans l'actualité de la société, relève un communiqué, un nouvel entrepôt de 90.000 m2 doit ouvrir fin 2013 à Lauwin-Planque, près de Douai, avec, assure-t-on, la création de milliers d'emplois dans la région. Pour les libraires indépendants du Nord-Pas-de-Calais, en dépit « du véritable engouement politique », cette arrivée subventionnée « met en péril leurs entreprises, et risque de devenir la norme ».
Alors que plusieurs grandes surfaces culturelles annoncent leur fermeture, le gouvernement français accueille le géant américain les bras ouverts. En Bourgogne, les créations d'emploi ont été subventionnées, sans garantie de pérennité.
Dans le Nord-Pas-de-Calais, le groupe américain a bénéficié de subventions et d'aides publiques pour l'aménagement de ses infrastructures, et le Conseil Régional étudie un projet d'aide à l'embauche de son personnel. Pourtant, le Trésor Public Français réclame au groupe près de 200 millions d'euros d'arriérés d'impôts.
Les 29 librairies réunies au sein de l'association Libr'Aire, revendiquent leur importance en tant qu'acteur assurant « une diffusion éditoriale riche et pour l'accès du public au livre ». Cette diversité assurée par les établissements représente également « un rapport privilégié avec les lecteurs, une implantation dans un quartier, et une implication dans la vie culturelle locale ».
En outre, et à chiffre d'affaires égal, la librairie indépendante fournit 18 fois plus d'emplois que le commerce en ligne. Mais avec une rentabilité de 0,6 % en moyenne sur l'année 2011, et l'augmentation des charges, ces emplois sont remis en cause et « menacés d'être remplacés par des tâches de remplisseurs de cartons, vidant ainsi les centres-villes de ces lieux culturels et conviviaux ».
Dans ce contexte, le journaliste Jean-Baptiste Malet échangera avec la vice-présidente du Conseil régional, Myriam Cau, à l'occasion d'une table ronde. « Nous souhaitions insuffler un mouvement autour d'Amazon, pour nos membres, et le livre de Jean-Baptiste nous donne une excellente occasion », assure l'association.
En espérant que les dix-sept autres associations nationales s'emparent également de ce sujet. Le journaliste serait d'ailleurs disposé à intervenir dans d'autres régions, et pour l'occasion, une captation vidéo aura lieu. De quoi donner un peu plus de grain à moudre.
Dans un entretien accordé à ActuaLitté, le journaliste rappelait son expérience dans un univers où « on est rattrapé par l'idéologie véhiculée au coeur des usines logistiques, cette méthode de management de pure exaltation de la performance, du dévouement, du dépassement de soi, du culte du fort, qui me rappelle les pires choses du XXe siècle, notamment le stakhanovisme. Dans les entrepôts d'Amazon, on pourrait presque croire qu'il n'y a pas de place pour les faibles, que l'entreprise n'est orientée que vers ses "leaders" tant vantés par la charte des valeurs de l'entreprise, charte que j'invite tout le monde à lire. »
Spiderman joue à James Bond avec sa soeur 30/11/1999 00:00:00
Orphelin de parents et d'oncle, Peter Parker va voir débarquer dans sa vie une demoiselle. Pas question d'ajouter une intrigue amoureuse pour l'occasion, puisque la nouvelle venue lui révélera des liens de sang inconnus et quelques éléments de la vie de ses parents, agents secrets. De quoi étoffer le cocon familial bien mince en dehors de Tante May et de la douce Mary Jane. Et pourtant, il y a peu de chance que ce petit chamboulement de scénario impacte les séries en cours.
Spider-Man : Family Business se composera d'un roman graphique unique ce qui laissera toute latitude aux reboots en cours de Marvel de prendre ou non en considération cette introduction. On doit cette irruption à la collaboration sur le scénario du très numérique Mark Waid et James Robinson et des illustrations de Gabriel Dell'Otto.
Au programme, une histoire d'espionnage à l'international entre Monaco et le Caire, ce qui pose la question de savoir si la rencontre n'est pas orchestrée dans l'ombre. « Le format faisait beaucoup dans l'attrait, autant que le personnage », explique Waid qui voulait mettre le « focus sur Peter projeté dans une vie d'espion et agent secret à la James Bond, à la manière que ses parents [membres défunts de la CIA] l'ont quittée », précise-t-il en rapport avec .
À paraître en mai prochain, cette histoire de famille ne devrait pas bouleverser l'univers de l'araignée photographe, en se traduisant comme un volume hors série. On retrouvera ainsi Le Caïd Wilson Fisk (Kingpin), Rhino et Tante May. Lors d'une attaque du chef de la mafia, le superhéros est sauvé par une jeune femme, Teresa qui lui annonce leur lien de parenté.
Cette publication de romans graphiques aux côtés des périodiques n'est pas unique puisqu'un autre roman graphique consacré aux Vengeurs sortira sous peu. Un timing particulièrement étudié pour que le prochain Whedon et Amazing Spiderman 2 soient couplés de parutions éditoriales originales.
Abruti de fonctionnaire : rendez-vous au TGI pour Jérôme Morin 30/11/1999 00:00:00
En février dernier, nous évoquions la situation pour le moins désagréable dans laquelle s'est retrouvé Jérôme Morin, suite à la parution de son livre-témoignage Abruti de fonctionnaire. Un livre qui n'a pas plu à tout le monde, notamment la mairie de Pontault-Combault, épinglée par l'ouvrage. L'auteur avait écopé d'une mise à pied de dix-huit mois. Et il vient de recevoir une convocation au tribunal de grande instance de Melun.
La convocation est pour le 30 juillet, et l'auteur est poursuivi pour diffamation. À côté de la procédure qui a abouti à la mise à pied du fonctionnaire de 39 ans, le maire a déposé plainte avec constitution de partie civile. C'est le conseil municipal qui avait autorisé le maire à faire ainsi le 17 décembre dernier.
L'intéressé a confié à BFMTV.com sa surprise, en expliquant que cette convocation pourrait le conduire à connaître de sérieuses difficultés financières. « Si je prends une en plus une sanction pénale, explique-t-il, c'est la banqueroute assurée. Plus de salaire, le crédit de la maison et les frais d'avocats en plus... Je n'aurai pas les moyens de faire appel. »
La mairie, elle, affirme ne pas agir par « acharnement ». Le directeur de cabinet du maire a expliqué à BFMTV.com : « Cette mesure a été prise avant la sanction administrative, le conseil municipal a décidé d'acter la demande de protection formelle d'agents en difficulté. La collectivité s'est engagée à accompagner les agents qui ont demandé sa protection ».
Nous avons contacté l'avocate de M. Morin, Maître Deplhine Krust, qui nous expliqué qu'elle n'avait pu encore prendre connaissance du contenu de cette plainte. En conséquence, il est encore difficile de se prononcer sur l'issue de cette affaire.
Toutefois, ceci semble intervenir un peu tard. La prescription pour la diffamation est de trois mois quand celle-ci est publique et de un an pour la diffamation privée. Or le livre date de novembre 2011.
Scorsese jette DiCaprio dans la gueule de Wall Street 30/11/1999 00:00:00
Hier on a pu découvrir la bande-annonce du nouveau film de Martin Scorsese : Le Loup de Wall Street. Leanordo DiCaprio y incarne Jordan Belfort, un trader qui a passé 22 mois derrière les barreaux. Sorti de prison en 2006, il a écrit un livre pour raconter sa folle aventure dans le monde de la finance. Le film s'appuie sur son témoignage.
Ce livre, intitulé The Wolf of Wall Street (le surnom donné à Belfort), ainsi que le second volume (Catching the Wolf of Wall Street) a connu un grand succès. Il a notamment été traduit dans une vingtaine de langues, preuve que la finance fascine autant qu'elle effraie.
Aux côtés de DiCaprio, on retrouvera les acteurs Jonah Hill, Rob Reiner et Matthew McConaughey. La bande-annonce donne le ton, sur l'une des nouvelles chansons de Kanye West. Il y est beaucoup question d'argent (au sommet de sa gloire, Belfort gagnait quasiment un million de dollars par semaine), de belles voitures, de costumes impeccables et de grosses fêtes.
Quant au scénario, c'est Terence Winter (Boardwalk Empire et les Sopranos) qui s'est chargé de l'adaptation. On pourra juger sur pièce le 25 décembre prochain.
À noter que l'on retrouvera Jean Dujardin dans ce film, même s'il ne figure pas dans cette première bande-annonce.










