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Kim Jong-Un offre Mein Kampf à des responsables de Corée du Nor... 30/11/1999 00:00:00
À l'occasion d'un sommet de l'État communiste, Kim Jong-Un vient d'offrir un exemplaire de Mein Kampf à différents responsables du pays. Avec un conseil ferme : s'inspirer de l'ouvrage et de ses conseils. Or, pour son anniversaire, le dictateur avait offert des bonbons aux enfants de Corée du Nord. Problème ? Point du tout.
zennie62, CC BY-ND2.0
De cadeau s'inscrit en effet dans un effort global de Kim pour encourager les dirigeants militaires à étudier la reconstruction de l'Allemagne dans la période de l'entre-deux-guerres. Et selon plusieurs sources, Kim Jong-Un avait minutieusement étudié les textes de Hitler durant ses études en Suisse.
Évoquant le fait que Hitler soit parvenu à reconstruire l'Allemagne peu après la défaite de la Première Guerre mondiale, Kim Jong Un a demandé à ses stratèges d'étudier en profondeur le livre du dictateur. Le Troisième Reich devait être étudié en profondeur, pour que les dirigeants en tirent les conclusions nécessaires.
Si l'on ne peut retenir de Mein Kampf qu'un point - le sport a été l'une des clefs dans l'unité de l'Allemagne - il n'est pas certain que les responsables nord-Coréens trouveront beaucoup à en retirer. Maintenant, entre l'Allemagne telle que Hitler la façonna et la dictature coréenne, les parallèles ne manquent pas.
Et la centaine d'exemplaires que Kim a pu donner en cadeau, alors même que le livre est interdit en Corée du Nord, marque avant tout sa volonté d'un ancrage historique. Le cadeau est symbolique, certes, mais incite les responsables à trouver les idées et les outils pour reconstruire le pays.
En outre, le nationalisme grandissant dans l'Allemagne de l'époque, et celui qui a cours en Corée autant que le culte de la personnalité en vogue sont autant de points communs. A plus de 80 années de distance, ces points communs n'en restent pas moins troublants. On peut également évoquer l'isolement économique, autre motif pour le dictateur coréen d'inciter ses troupes à la lecture du livre. Le couac, c'est que le redressement de l'Allemagne à l'époque avait conduit à l'instauration d'une économie certes puissante, mais surtout, une dictature militaire expansionniste.
Pour mémoire, en 1924, alors qu'il est emprisonné, Adolf Hitler rédige Mein Kampf, un ouvrage qui deviendra le cadeau de mariage de tous les couples allemands à partir de 1936. Il contient tous les éléments de la pensée extrémiste et raciste de Hitler. De quoi conforter la dynastie Kim, dont la famille dirige la Corée du Nord depuis plus d'une soixantaine d'années, dont Jong-Un, dernier en date, a été installé après la mort de son père en décembre 2011.
L'Oxford English Dictionnary accueille le 'tweet' dans sa prochai... 30/11/1999 00:00:00
Alors que le dictionnaire Larousse a introduit, comme sa version en ligne peut le prouver, le nom Twitter, et même le terme tweet, l'Oxford English Dictionnary était encore à la bourre sur le sujet. Mais le rédacteur en chef, John Simpson, vient de confirmer que plus de sept ans après la création du réseau de micro-blogging, le prochain tome du dico ajoutera le mot.
« Cela rompt avec au moins une règle de l'OED, à savoir qu'un nouveau mot doit attendre 10 ans avant que l'on envisage de l'inclure », explique le rédac-chef. Or, audace parmi les audaces, en 2011, l'OED avait admis dans ses colonnes les acronymes LOL et OMG, fréquemment utilisés dans les conversations internet. Et largement démocratisés depuis.
Pour l'OED, 'tweet' désigne un message diffusé sur le réseau social Twitter. Tout à fait raisonnable comme approche, donc. C'est dans la version qui doit sortir ce mois de juin que tweet fera son apparition.
Le 15 mars 2007, le premier message était posté :
Not much chance to tweet on Twitter, especially since it seems that SMS posting from my mobile phone doesn't work.
Et la mode des 140 caractères était lancée. À l'époque, les smartphones n'étaient pas si courants qu'aujourd'hui, et les mobiles connectés pas vraiment généralisés. Une véritable reconnaissance pour l'outil, que cette entrée dans le prestigieux dictionnaire.
Les actionnaires valident l'introduction en bourse de la Fnac 30/11/1999 00:00:00
Ce jeudi, après 33 ans d'absence, la chaîne de distribution de produits culturels fera son grand retour en bourse. Un projet approuvé à plus de 99,6 % par les actionnaires de Kering, groupe dirigé par le propriétaire de la Fnac François-Henri Pinault, au cours de l'assemblée générale qui se tenait ce mardi. Une intention de scission annoncée le 9 octobre dernier et qui pour l'enseigne, selon le PDG, vise à « gagner en autonomie tout en bénéficiant de la sécurité de son actionnaire de référence, le groupe Artémis ».
Pour le groupe Kering, qui se recentre sur le luxe et l'habillement sportif, cette introduction en bourse marque une étape dans le cadre de son désengagement du secteur de la distribution. Tandis que les actions du groupe Fnac seront distribuées aux actionnaires de Kering, au prorata de leur participation actuelle et donc sans apporter de nouveaux capitaux, l'action prend la forme d'une scission après de veines tentatives de revente.
Selon le directeur financier de la Fanc, Mathieu Malige, pour les deux premières années à venir le groupe Artémis conservera 39 % de ses parts, et au moins 25 % l'année suivante. L'assemblée constituait également l'occasion pour Alexandre Bompard d'annoncer la fermeture du magasin d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis d'ici le mois d'octobre prochain, au motif de rentabilité insuffisante, et le reclassement de tous ses salariés.
Entre la crise du marché des biens culturels et son entrée en bourse, le groupe de luxe PPR s'est vu officiellement rebaptisé Kering pour mieux « refléter sa nouvelle identité ». Il restera à convaincre les investisseurs, tandis que la direction se félicite d'ores et déjà de la vitesse d'exécution de son plan stratégique et des 80 millions d'euros d'économies réalisés en 2012.
"J'adore déchirer les dernières pages des thrillers, aprè... 30/11/1999 00:00:00
Depuis trois jours, Mémé Cornemuse est à la rédaction. Tout le monde connaît ses histoires, que raconte Nadine Monfils - mais personne ne savait réellement que Mémé était vivante. Et on peut vous assurer qu'elle prend de la place. Débarquée à la rédaction parce qu'il y avait de la lumière et qu'elle avait vu un joli brin en sortir, Mémé nous tient compagnie, entre deux sommeils. Et pour nous remercier de l'hébergement, elle a décidé de nous filer un coup de pouce, en publiant des articles. Sympa. Envahissante, la mémé, mais sympa.
Mémé revient des courses....
Dans la vie, faut rigoler. Comme ça, t'attrapes pas de cancer. Et si t'en chopes quand même un, ben au moins, tu te seras fendu la poire. C'est toujours ça de pris. Donc, j'en ai profité d'être chez mon gros con de libraire qui étale des Musso comme de la crème à raser, pour m'amuser un peu.
J'adore déchirer les dernières pages des thrillers ! Après, les gens y râlent et moi j'aime bien. Au moins, pendant ce temps-là, ils grognent pas sur autre chose pasque les français, ça râle toujours pour un pet de travers. Suffit de voir leur tronche dans le métro. Si t'en as un qui sourit, tu peux être sûr que c'est un étranger.
Là où j'ai pété un boulon, c'est quand j'ai vu le rayon jeunesse. Des contes de fées ! Non mais y a pas pire arnaque ! Faire gober aux moutards que la vie se termine en bouquet de fleurs parce qu'ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Quel attrape-nigauds ! Tout le monde le sait, mais tout le monde fait semblant. Le mariage, c'est comme un Kinder sans surprise. Ca commence dans les paillettes et ça finit dans le purin. D'ailleurs, ils te préviennent dès le départ et te disent « pour le meilleur et pour le pire ».
Le meilleur ça dure 6 mois. Tout au plus 1 an quand t'as du bol. Après, tu dégustes le pire. Tu t'accroches au bastingage en espérant revoir débouler ton prince charmant sur son cheval blanc. Et tu te retrouves avec un Bidochon sur un canasson. La princesse est changée en casse-couilles et tes rêves en citrouille. Les gens ne changent pas. Et comme dit le Dr House, « tout le monde ment ».
En premier à soi-même. Putain, qu'est-ce qu'il est beau Hugh Laurie ! J'en ferais bien mon quatre heures jusqu'au p'tit matin. Mais après, zou ! Casse-toi avec ton stétoscope. Faut pas vivre avec les gens qu'on aime. Ca les abime. Faut juste prendre le meilleur et pas le pire. Quand le café devient tiède et que t'as plus de sucre pour mettre dedans, bois du pinard. Ca donne des bretelles aux mensonges et ça empêche tes illusions de tomber. Avec le temps, chacun prend ses aises. Tu te dis que tout est acquis et roule ma poule, je pète au lit !
Les dernières aventures
de Mémé Cornemuse
T'en as même qui te racontent ça avec délectation à la soirée barbecue. Les Rimbaud d'la saucisse, avec sauce moutarde de Montcuq. « T'aurais vu la gueule à Poupette quand j'ai lâché une caisse ! Elle est sortie du plumard en miaulant ses tripes. C'est Tchernobyl chez nous hein Gigi ? ». L'amour c'est une arnaque pour touristes. Faut pas aller à Venise, tu seras déçu. Y a des pigeons qui chient partout. C'est kif pour le mariage. La réalité n'est jamais à la hauteur des rêves.
J'y ai dit au libraire : vire-moi ces âneries et mets du Céline : Le voyage au bout de la nuit. Ma boulangère elle l'a acheté parce qu'elle pensait que c'était de Céline Dion ! Moi je l'ai pas lu, mais y a pas besoin. Tout est dans le titre. Ce mec il a tout compris. Qu'on voyage en première classe ou dans la soute à bagages, on va tous au même endroit. C'est ça qu'il faut leur dire aux gniards. Rêve gamin !
« It's a feeling » comme dit Jean-Claude.
C'est la seule chose de bonne, mais te fais surtout pas avoir. Reste free, bordel !
Le libraire y m'a regardé avec des yeux de cabillaud qui a un lupus, comme si je venais de dire des gros mots. « Les parents n'achèteront jamais ça à leurs enfants » qu'il a dit. J'ai répondu qu'alors tant pis, on a les enfants qu'on mérite. Faut pas qu'ils s'étonnent après de les retrouver dans la cave d'un satyre parce qu'ils ont cru que c'était l'enchanteur Merlin.
Bon, c'est vrai que des fois y'a des exceptions. Y'en a qui glissent sur le bonheur comme sur une patinoire sans jamais se casser la gueule. Mais ça, c'est que dans les films. Le seul mariage parfait que je connaisse, c'est Gault et Millau.
Mémé a même ouvert une page Facebook, si ça vous intéresse
Sans métadonnées, les livres restent rivés à l'étagère 30/11/1999 00:00:00
Avec le volume de livres produit chaque année, classification et organisation sont les maîtres mots qui gouvernent l'industrie du texte. Le cabinet d'étude Nielsen, spécialiste du secteur culturel, a entrepris d'évaluer le lien entre les métadonnées et les ventes des ouvrages, en se basant sur les 100.000 meilleures ventes britanniques.
John Norris, CC BY-SA 2.0
Nielsen a en fait examiné les BIC de chaque ouvrage : en gros, la carte d'identité des titres, constituée par 11 éléments, au minimum. ISBN, titre, éditeur, date de publication, disponibilité, prix net, réglementation en matière de diffusion... Des informations de base, certes, mais indispensables pour repérer chaque ouvrage. En plus, une image pour afficher la couverture de l'ouvrage sur les différents supports est plus que bienvenue, comme le montre le tableau ci-dessous...
De gauche à droite, on constatera que des informations manquantes ou l'absence d'image impactent véritablement les ventes, tandis qu'une image, ou, encore mieux, un BIC complet, assurent des chiffres bien plus élevés (entre + 268 et 473 %).
Et, contrairement aux idées reçues, de bonnes métadonnées ne sont pas un prérequis pour des ventes en ligne, mais bien pour le commerce physique des livres : l'optimisation des métadonnées augmente ainsi de 124 % les ventes physiques, tandis que leur absence a finalement un impact moindre sur les ventes en ligne.
D'autres éléments, plus détaillés, peuvent entrer dans le champ des métadonnées : leur ajout permettra également d'optimiser les ventes, proportionnellement au nombre de métadonnées supplémentaires ajoutées. Cette fois, l'accumulation d'information profite essentiellement aux ventes en ligne.
La fin de l'étude est légèrement plus consensuelle, puisque Nielsen tente de vendre son propre outil BookData Enhanced Service aux éditeurs, qui permet d'envoyer des métadonnées enrichies aux libraires. Mais, quoi qu'il en soit, la principale conclusion, 98 % d'échanges commerciaux supplémentaires pour les livres bien référencés, devra être soigneusement gardée sous la main.
"Le statut du traducteur c'est d'abord d'être reconnu comme... 30/11/1999 00:00:00
À l'occasion des 40 ans de l'ATLF (Association des traducteurs littéraires de France), l'association avait donné rendez-vous au Centre national du livre et convié les intéressés pour marquer la date. « Quarante, l'âge de raison et celui de nouveaux combats à mener. » C'était notamment l'occasion de revenir sur les progrès réalisés dans la reconnaissance du statut de traducteur comme auteur à part entière, et les différents acquis obtenus par la profession au cours des dernières années.
Nous en avons profité pour évoquer cette question, ainsi que celle du numérique, avec la présidente de l'ATLF, Laurence Kiéfé. Nous avons également abordé la question avec Jean-Claude Bologne, le président de la Société des gens de Lettres.
ActuaLitté : Que pensez-vous de l'évolution du statut des traducteurs ?
Jean-Claude Bologne :
Je suis d'abord extrêmement content que les traducteurs soient reconnus comme des auteurs à part entière, et en cela ils ont toujours eu leur place à la Société des gens de Lettres.
J'ai toujours considéré que non seulement le traducteur est un auteur, mais que l'auteur est un traducteur d'une langue qui lui échappe vers une langue qui lui permet de transmettre à tout le monde.
Le statut du traducteur c'est d'abord d'être reconnu comme un auteur, de pouvoir avoir son nom sur la couverture, de pouvoir être dans les outils de recherche, c'est important. La société des gens de Lettres a soutenu l'ATLF pour que les grandes librairies renseignent systématiquement les traducteurs.
La reconnaissance du statut est certainement l'acquis symboliquement le plus important.
Pourquoi cette évolution a-t-elle pris autant de temps à se concrétiser ?
Lorsqu'il y a un grand auteur comme Mallarmé ou Baudelaire qui ont fait des traductions, on reconnaît son rôle de traducteur, mais imaginer que le traducteur en tant que tel et sans qu'il ait une oeuvre de créateur puisse être aussi un auteur c'est sans doute assez difficile à admettre dans la mentalité française, où on pense que le principal est l'idée et que la langue n'est que la traduction de cette idée. Or le travail sur la langue qu'opère un traducteur est souvent beaucoup plus précis que celui qu'un auteur créateur peut avoir lui-même. Le traducteur est obligé de réfléchir à chaque mot.
Qu'en est-il du numérique ?
Les traducteurs ont beaucoup à redouter d'internet, ça semble tellement plus facile d'avoir des métadonnées correctes mais en même temps il y a une telle diffusion des oeuvres sous toutes les formes que je ne suis pas sûr que le statut du traducteur puisse être défendu de la même manière sur internet.
ActuaLitté : On ne peut que se réjouir de cette reconnaissance...
Laurence Kiéfé : On est content, même s'il y a encore beaucoup de travail à faire. Mais on est très solidaires les uns des autres, c'est association qui fonctionne bien, qui est très représentative de la profession. On a déjà beaucoup travaillé et on prêt à continuer encore longtemps.
Qu'est-ce qui a permis cette évolution ?
Je pense que c'est le fait de se rassembler, de vouloir structurer notre profession, je pense que cela a été absolument déterminant, la création de l'ATLF il y a 40 ans a vraiment été le socle sur lequel on a pu construire tout le reste. Les bonnes relations avec les pouvoirs publics et les éditeurs, et petit à petit l'oiseau traducteur fait son nid.
Pourquoi cette reconnaissance n'intervient-elle que maintenant ?
Il est tout à fait normal que l'interprète d'un morceau de musique apparaisse sur la pochette du CD, et je pense que dans la tête de beaucoup de gens le fait de faire passer un texte d'une langue dans une autre c'est comme un acte mécanique, alors qu'il n'y a pas plus subjectif. Le traducteur est aussi un lecteur, et la lecture qu'il fait du texte est on ne peut plus subjective. Ses choix reflètent l'impression que le texte étranger lui a faite très profondément.
Il n'y avait que nous les traducteurs qui pouvions faire passer cette idée-là, car si on ne l'a pas vécue c'est une expérience difficile à concevoir.
Que peut-on envisager pour le futur ?
On a besoin d'être payés correctement, donc nous avons des revendications de rémunération, de droits, de contrats... Par exemple, on voudrait bien que notre nom apparaisse sur les sites marchands. En dehors même de la simple notion de justice, c'est une injure faite au lecteur de ne pas mettre le nom du traducteur.
On est très aidé par le CNL, qui dispose d'aides à la publication. Le CNL n'accorde ces aides que si l'éditeur nous paye correctement et il demande aussi à ce que nom figure au moins sur la couverture.
La Fnac d'Aubervilliers va fermer 30/11/1999 00:00:00
La date de fermeture est prévue pour octobre. L'annonce a été faite mardi 18 juin 2013, par le P.D.G. de la Fnac Alexandre Bompard, lors de l'assemblée générale du groupe actionnaire Kering. Sa mise en bourse a également été approuvée. Pour des raisons de rentabilité, liées à un manque de fréquentation, la fermeture que prévoyait déjà le distributeur Kering en août 2012, s'avère passer pour la seconde fois des paroles aux actes.
Clem_ CC BY-SA 2.0
Les salariés seront reclassés, mais la situation est en train de se répéter : le magasin en Seine-Saint-Denis avait déjà fermé ses portes le 13 octobre 2012 et le personnel avait été transféré dans d'autres boutiques. Puis, il avait rouvert le 24 novembre, suite à la décision de la cour d'appel de Paris. Une nouvelle équipe avait donc été mise en place pour continuer à respecter le bail établi avec le promoteur du centre commercial.
Rebelote, le magasin ferme ses portes. La nouvelle équipe ne sera pas restée longtemps. Dans cette affaire qui ressemble bien à un quiproquo, on peut se demander quels gaspillages financiers auront été faits, et quels impacts au niveau social subissent les salariés. Les syndicats ont d'ailleurs souligné un manque d'information. Mais les négociations avec les partenaires ne devraient aboutir à « aucun plan de suppression de postes », d'après le porte-parole de la Fnac.
Les sociétés d'investissement dans l'immobilier, Icade et Klépierre, propriétaire du centre commercial où se situe le magasin, ont contesté d'une même voix cette décision. Leur vision de la situation est toute autre : « la fréquentation du Millénaire est sur un rythme annuel de 6 millions de visiteurs, en croissance régulière ». Mais cela n'indique pas précisément le nombre de clients spécifiques à la Fnac.
Une affaire pour le moins surprenante puisque le magasin se situe au coeur d'un projet ambitieux et récent : le centre commercial Millénaire, connu pour sa superficie de taille, a ouvert en avril 2011. Depuis, une foule y afflue les samedis. Mais la difficulté émane en semaine. Un an après son ouverture, le discours dominant stipulait que le centre semblait être « toujours en phase de démarrage ».
Pourtant, le gestionnaire du centre, assurait que la fréquentation « est conforme à celle d'une création ». Pour la Fnac, la création aura rapidement rimé avec suppression.
Le nombre d'appareils mobiles dépasserait celui des humains d'ic... 30/11/1999 00:00:00
S'il est un marché qui affiche une croissance économique surpassant toutes les attentes, il s'agit bien de celui des appareils mobiles. Et si bien que désormais rares sont les consommateurs de nos sociétés dites développées dont le quotidien échappe encore à l'emprise des téléphones cellulaires, smartphones et autres tablettes. On s'habitue bien vite à pouvoir accéder à du contenu tout en vaquant à nos affaires, et selon une récente étude publiée par CSS Insight, cet engouement ne serait pas prêt de s'enrayer.
Selon ces nouvelles estimations, d'ici la fin de l'année en cours, on devrait dénombrer 5,9 milliards d'appareils mobiles en usage de par le monde. Tandis que rien que les téléphones mobiles et smartsphones, à eux seuls, devraient se chiffrer à 6,6 milliards en 2017. Cette année-là et tous appareils compilés, l'étude estime que le nombre de gadgets surclassera celui d'êtres humains.
Au niveau du partage des parts de marché, les recherches ont indiqué que les smartphones et tablettes devraient accaparer un pourcentage croissant du commerce global d'appareils mobiles. On prévoit une augmentation de 1,2 milliard dès cette année et 2,1 milliards d'ici 2017. Tandis que les smartphones pourraient représenter les trois quarts du marché de la téléphonie mobile en 2017.
Si l'on considère que ces appareils qui ont le vent en poupe sont ceux qui se prêtent le mieux à l'acquisition de contenus numériques, il est à prévoir que la demande explosera également au niveau des fichiers et applications accessibles via mobiles. Et dans bien des domaines, les fournisseurs qui ne sont pas à la page pourraient bien finir laissés pour compte.
Via Aptara Editorial.
Une convention pour faire plus en faveur de la scolarisation des ... 30/11/1999 00:00:00
L'Education nationale, au travers du ministre déléguée à la réussite éducative George Pau-Langevin, vient de signer une convention avec la Fédération des Associations pour Adultes et Jeunes Handicapés (APAJH). Le but de cette signature est d'oeuvrer toujours davantage en faveur de la scolarisation des jeunes en situation de handicap.
Depuis 2005, l'intégration dans le cadre scolaire classique des élèves handicapés est le principe directeur. C'est à l'école de s'adapter pour scolariser des élèves qui demandent un accueil particulier. Il s'agit ainsi d'oeuvrer pour que la société du futur soit elle-même davantage inclusive.
Le roman Je ne le répéterai pas sacré par un record du monde 30/11/1999 00:00:00
Avec son roman Je ne le répéterai pas (sorti en 2007, éditions Zus), l'écrivain québécois Gino Levesque avait plutôt étonné la scène littéraire. S'inscrivant dans la ligne de l'OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle, mouvement créé par Le Lionnais et Queneau en 1960), l'auteur a écrit un roman dont pas un seul des mots utilisés n'est employé deux fois.
Cette contrainte digne de La Disparition de Pérec vaut aujourd'hui à Gino Levesque le record mondial pour « Le roman ayant la plus grande quantité de mots utilisés uniquement une seule fois. » En édition de poche, l'oeuvre s'étale tout de même sur plus de cent pages et comprend exactement 14817 mots.
Kim Jong-Un offre Mein Kampf à des responsables de Corée du Nor... 30/11/1999 00:00:00
À l'occasion d'un sommet de l'État communiste, Kim Jong-Un vient d'offrir un exemplaire de Mein Kampf à différents responsables du pays. Avec un conseil ferme : s'inspirer de l'ouvrage et de ses conseils. Or, pour son anniversaire, le dictateur avait offert des bonbons aux enfants de Corée du Nord. Problème ? Point du tout.
zennie62, CC BY-ND2.0
De cadeau s'inscrit en effet dans un effort global de Kim pour encourager les dirigeants militaires à étudier la reconstruction de l'Allemagne dans la période de l'entre-deux-guerres. Et selon plusieurs sources, Kim Jong-Un avait minutieusement étudié les textes de Hitler durant ses études en Suisse.
Évoquant le fait que Hitler soit parvenu à reconstruire l'Allemagne peu après la défaite de la Première Guerre mondiale, Kim Jong Un a demandé à ses stratèges d'étudier en profondeur le livre du dictateur. Le Troisième Reich devait être étudié en profondeur, pour que les dirigeants en tirent les conclusions nécessaires.
Si l'on ne peut retenir de Mein Kampf qu'un point - le sport a été l'une des clefs dans l'unité de l'Allemagne - il n'est pas certain que les responsables nord-Coréens trouveront beaucoup à en retirer. Maintenant, entre l'Allemagne telle que Hitler la façonna et la dictature coréenne, les parallèles ne manquent pas.
Et la centaine d'exemplaires que Kim a pu donner en cadeau, alors même que le livre est interdit en Corée du Nord, marque avant tout sa volonté d'un ancrage historique. Le cadeau est symbolique, certes, mais incite les responsables à trouver les idées et les outils pour reconstruire le pays.
En outre, le nationalisme grandissant dans l'Allemagne de l'époque, et celui qui a cours en Corée autant que le culte de la personnalité en vogue sont autant de points communs. A plus de 80 années de distance, ces points communs n'en restent pas moins troublants. On peut également évoquer l'isolement économique, autre motif pour le dictateur coréen d'inciter ses troupes à la lecture du livre. Le couac, c'est que le redressement de l'Allemagne à l'époque avait conduit à l'instauration d'une économie certes puissante, mais surtout, une dictature militaire expansionniste.
Pour mémoire, en 1924, alors qu'il est emprisonné, Adolf Hitler rédige Mein Kampf, un ouvrage qui deviendra le cadeau de mariage de tous les couples allemands à partir de 1936. Il contient tous les éléments de la pensée extrémiste et raciste de Hitler. De quoi conforter la dynastie Kim, dont la famille dirige la Corée du Nord depuis plus d'une soixantaine d'années, dont Jong-Un, dernier en date, a été installé après la mort de son père en décembre 2011.
L'Oxford English Dictionnary accueille le 'tweet' dans sa prochai... 30/11/1999 00:00:00
Alors que le dictionnaire Larousse a introduit, comme sa version en ligne peut le prouver, le nom Twitter, et même le terme tweet, l'Oxford English Dictionnary était encore à la bourre sur le sujet. Mais le rédacteur en chef, John Simpson, vient de confirmer que plus de sept ans après la création du réseau de micro-blogging, le prochain tome du dico ajoutera le mot.
« Cela rompt avec au moins une règle de l'OED, à savoir qu'un nouveau mot doit attendre 10 ans avant que l'on envisage de l'inclure », explique le rédac-chef. Or, audace parmi les audaces, en 2011, l'OED avait admis dans ses colonnes les acronymes LOL et OMG, fréquemment utilisés dans les conversations internet. Et largement démocratisés depuis.
Pour l'OED, 'tweet' désigne un message diffusé sur le réseau social Twitter. Tout à fait raisonnable comme approche, donc. C'est dans la version qui doit sortir ce mois de juin que tweet fera son apparition.
Le 15 mars 2007, le premier message était posté :
Not much chance to tweet on Twitter, especially since it seems that SMS posting from my mobile phone doesn't work.
Et la mode des 140 caractères était lancée. À l'époque, les smartphones n'étaient pas si courants qu'aujourd'hui, et les mobiles connectés pas vraiment généralisés. Une véritable reconnaissance pour l'outil, que cette entrée dans le prestigieux dictionnaire.
Les actionnaires valident l'introduction en bourse de la Fnac 30/11/1999 00:00:00
Ce jeudi, après 33 ans d'absence, la chaîne de distribution de produits culturels fera son grand retour en bourse. Un projet approuvé à plus de 99,6 % par les actionnaires de Kering, groupe dirigé par le propriétaire de la Fnac François-Henri Pinault, au cours de l'assemblée générale qui se tenait ce mardi. Une intention de scission annoncée le 9 octobre dernier et qui pour l'enseigne, selon le PDG, vise à « gagner en autonomie tout en bénéficiant de la sécurité de son actionnaire de référence, le groupe Artémis ».
Pour le groupe Kering, qui se recentre sur le luxe et l'habillement sportif, cette introduction en bourse marque une étape dans le cadre de son désengagement du secteur de la distribution. Tandis que les actions du groupe Fnac seront distribuées aux actionnaires de Kering, au prorata de leur participation actuelle et donc sans apporter de nouveaux capitaux, l'action prend la forme d'une scission après de veines tentatives de revente.
Selon le directeur financier de la Fanc, Mathieu Malige, pour les deux premières années à venir le groupe Artémis conservera 39 % de ses parts, et au moins 25 % l'année suivante. L'assemblée constituait également l'occasion pour Alexandre Bompard d'annoncer la fermeture du magasin d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis d'ici le mois d'octobre prochain, au motif de rentabilité insuffisante, et le reclassement de tous ses salariés.
Entre la crise du marché des biens culturels et son entrée en bourse, le groupe de luxe PPR s'est vu officiellement rebaptisé Kering pour mieux « refléter sa nouvelle identité ». Il restera à convaincre les investisseurs, tandis que la direction se félicite d'ores et déjà de la vitesse d'exécution de son plan stratégique et des 80 millions d'euros d'économies réalisés en 2012.
"J'adore déchirer les dernières pages des thrillers, aprè... 30/11/1999 00:00:00
Depuis trois jours, Mémé Cornemuse est à la rédaction. Tout le monde connaît ses histoires, que raconte Nadine Monfils - mais personne ne savait réellement que Mémé était vivante. Et on peut vous assurer qu'elle prend de la place. Débarquée à la rédaction parce qu'il y avait de la lumière et qu'elle avait vu un joli brin en sortir, Mémé nous tient compagnie, entre deux sommeils. Et pour nous remercier de l'hébergement, elle a décidé de nous filer un coup de pouce, en publiant des articles. Sympa. Envahissante, la mémé, mais sympa.
Mémé revient des courses....
Dans la vie, faut rigoler. Comme ça, t'attrapes pas de cancer. Et si t'en chopes quand même un, ben au moins, tu te seras fendu la poire. C'est toujours ça de pris. Donc, j'en ai profité d'être chez mon gros con de libraire qui étale des Musso comme de la crème à raser, pour m'amuser un peu.
J'adore déchirer les dernières pages des thrillers ! Après, les gens y râlent et moi j'aime bien. Au moins, pendant ce temps-là, ils grognent pas sur autre chose pasque les français, ça râle toujours pour un pet de travers. Suffit de voir leur tronche dans le métro. Si t'en as un qui sourit, tu peux être sûr que c'est un étranger.
Là où j'ai pété un boulon, c'est quand j'ai vu le rayon jeunesse. Des contes de fées ! Non mais y a pas pire arnaque ! Faire gober aux moutards que la vie se termine en bouquet de fleurs parce qu'ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Quel attrape-nigauds ! Tout le monde le sait, mais tout le monde fait semblant. Le mariage, c'est comme un Kinder sans surprise. Ca commence dans les paillettes et ça finit dans le purin. D'ailleurs, ils te préviennent dès le départ et te disent « pour le meilleur et pour le pire ».
Le meilleur ça dure 6 mois. Tout au plus 1 an quand t'as du bol. Après, tu dégustes le pire. Tu t'accroches au bastingage en espérant revoir débouler ton prince charmant sur son cheval blanc. Et tu te retrouves avec un Bidochon sur un canasson. La princesse est changée en casse-couilles et tes rêves en citrouille. Les gens ne changent pas. Et comme dit le Dr House, « tout le monde ment ».
En premier à soi-même. Putain, qu'est-ce qu'il est beau Hugh Laurie ! J'en ferais bien mon quatre heures jusqu'au p'tit matin. Mais après, zou ! Casse-toi avec ton stétoscope. Faut pas vivre avec les gens qu'on aime. Ca les abime. Faut juste prendre le meilleur et pas le pire. Quand le café devient tiède et que t'as plus de sucre pour mettre dedans, bois du pinard. Ca donne des bretelles aux mensonges et ça empêche tes illusions de tomber. Avec le temps, chacun prend ses aises. Tu te dis que tout est acquis et roule ma poule, je pète au lit !
Les dernières aventures
de Mémé Cornemuse
T'en as même qui te racontent ça avec délectation à la soirée barbecue. Les Rimbaud d'la saucisse, avec sauce moutarde de Montcuq. « T'aurais vu la gueule à Poupette quand j'ai lâché une caisse ! Elle est sortie du plumard en miaulant ses tripes. C'est Tchernobyl chez nous hein Gigi ? ». L'amour c'est une arnaque pour touristes. Faut pas aller à Venise, tu seras déçu. Y a des pigeons qui chient partout. C'est kif pour le mariage. La réalité n'est jamais à la hauteur des rêves.
J'y ai dit au libraire : vire-moi ces âneries et mets du Céline : Le voyage au bout de la nuit. Ma boulangère elle l'a acheté parce qu'elle pensait que c'était de Céline Dion ! Moi je l'ai pas lu, mais y a pas besoin. Tout est dans le titre. Ce mec il a tout compris. Qu'on voyage en première classe ou dans la soute à bagages, on va tous au même endroit. C'est ça qu'il faut leur dire aux gniards. Rêve gamin !
« It's a feeling » comme dit Jean-Claude.
C'est la seule chose de bonne, mais te fais surtout pas avoir. Reste free, bordel !
Le libraire y m'a regardé avec des yeux de cabillaud qui a un lupus, comme si je venais de dire des gros mots. « Les parents n'achèteront jamais ça à leurs enfants » qu'il a dit. J'ai répondu qu'alors tant pis, on a les enfants qu'on mérite. Faut pas qu'ils s'étonnent après de les retrouver dans la cave d'un satyre parce qu'ils ont cru que c'était l'enchanteur Merlin.
Bon, c'est vrai que des fois y'a des exceptions. Y'en a qui glissent sur le bonheur comme sur une patinoire sans jamais se casser la gueule. Mais ça, c'est que dans les films. Le seul mariage parfait que je connaisse, c'est Gault et Millau.
Mémé a même ouvert une page Facebook, si ça vous intéresse
Sans métadonnées, les livres restent rivés à l'étagère 30/11/1999 00:00:00
Avec le volume de livres produit chaque année, classification et organisation sont les maîtres mots qui gouvernent l'industrie du texte. Le cabinet d'étude Nielsen, spécialiste du secteur culturel, a entrepris d'évaluer le lien entre les métadonnées et les ventes des ouvrages, en se basant sur les 100.000 meilleures ventes britanniques.
John Norris, CC BY-SA 2.0
Nielsen a en fait examiné les BIC de chaque ouvrage : en gros, la carte d'identité des titres, constituée par 11 éléments, au minimum. ISBN, titre, éditeur, date de publication, disponibilité, prix net, réglementation en matière de diffusion... Des informations de base, certes, mais indispensables pour repérer chaque ouvrage. En plus, une image pour afficher la couverture de l'ouvrage sur les différents supports est plus que bienvenue, comme le montre le tableau ci-dessous...
De gauche à droite, on constatera que des informations manquantes ou l'absence d'image impactent véritablement les ventes, tandis qu'une image, ou, encore mieux, un BIC complet, assurent des chiffres bien plus élevés (entre + 268 et 473 %).
Et, contrairement aux idées reçues, de bonnes métadonnées ne sont pas un prérequis pour des ventes en ligne, mais bien pour le commerce physique des livres : l'optimisation des métadonnées augmente ainsi de 124 % les ventes physiques, tandis que leur absence a finalement un impact moindre sur les ventes en ligne.
D'autres éléments, plus détaillés, peuvent entrer dans le champ des métadonnées : leur ajout permettra également d'optimiser les ventes, proportionnellement au nombre de métadonnées supplémentaires ajoutées. Cette fois, l'accumulation d'information profite essentiellement aux ventes en ligne.
La fin de l'étude est légèrement plus consensuelle, puisque Nielsen tente de vendre son propre outil BookData Enhanced Service aux éditeurs, qui permet d'envoyer des métadonnées enrichies aux libraires. Mais, quoi qu'il en soit, la principale conclusion, 98 % d'échanges commerciaux supplémentaires pour les livres bien référencés, devra être soigneusement gardée sous la main.
"Le statut du traducteur c'est d'abord d'être reconnu comme... 30/11/1999 00:00:00
À l'occasion des 40 ans de l'ATLF (Association des traducteurs littéraires de France), l'association avait donné rendez-vous au Centre national du livre et convié les intéressés pour marquer la date. « Quarante, l'âge de raison et celui de nouveaux combats à mener. » C'était notamment l'occasion de revenir sur les progrès réalisés dans la reconnaissance du statut de traducteur comme auteur à part entière, et les différents acquis obtenus par la profession au cours des dernières années.
Nous en avons profité pour évoquer cette question, ainsi que celle du numérique, avec la présidente de l'ATLF, Laurence Kiéfé. Nous avons également abordé la question avec Jean-Claude Bologne, le président de la Société des gens de Lettres.
ActuaLitté : Que pensez-vous de l'évolution du statut des traducteurs ?
Jean-Claude Bologne :
Je suis d'abord extrêmement content que les traducteurs soient reconnus comme des auteurs à part entière, et en cela ils ont toujours eu leur place à la Société des gens de Lettres.
J'ai toujours considéré que non seulement le traducteur est un auteur, mais que l'auteur est un traducteur d'une langue qui lui échappe vers une langue qui lui permet de transmettre à tout le monde.
Le statut du traducteur c'est d'abord d'être reconnu comme un auteur, de pouvoir avoir son nom sur la couverture, de pouvoir être dans les outils de recherche, c'est important. La société des gens de Lettres a soutenu l'ATLF pour que les grandes librairies renseignent systématiquement les traducteurs.
La reconnaissance du statut est certainement l'acquis symboliquement le plus important.
Pourquoi cette évolution a-t-elle pris autant de temps à se concrétiser ?
Lorsqu'il y a un grand auteur comme Mallarmé ou Baudelaire qui ont fait des traductions, on reconnaît son rôle de traducteur, mais imaginer que le traducteur en tant que tel et sans qu'il ait une oeuvre de créateur puisse être aussi un auteur c'est sans doute assez difficile à admettre dans la mentalité française, où on pense que le principal est l'idée et que la langue n'est que la traduction de cette idée. Or le travail sur la langue qu'opère un traducteur est souvent beaucoup plus précis que celui qu'un auteur créateur peut avoir lui-même. Le traducteur est obligé de réfléchir à chaque mot.
Qu'en est-il du numérique ?
Les traducteurs ont beaucoup à redouter d'internet, ça semble tellement plus facile d'avoir des métadonnées correctes mais en même temps il y a une telle diffusion des oeuvres sous toutes les formes que je ne suis pas sûr que le statut du traducteur puisse être défendu de la même manière sur internet.
ActuaLitté : On ne peut que se réjouir de cette reconnaissance...
Laurence Kiéfé : On est content, même s'il y a encore beaucoup de travail à faire. Mais on est très solidaires les uns des autres, c'est association qui fonctionne bien, qui est très représentative de la profession. On a déjà beaucoup travaillé et on prêt à continuer encore longtemps.
Qu'est-ce qui a permis cette évolution ?
Je pense que c'est le fait de se rassembler, de vouloir structurer notre profession, je pense que cela a été absolument déterminant, la création de l'ATLF il y a 40 ans a vraiment été le socle sur lequel on a pu construire tout le reste. Les bonnes relations avec les pouvoirs publics et les éditeurs, et petit à petit l'oiseau traducteur fait son nid.
Pourquoi cette reconnaissance n'intervient-elle que maintenant ?
Il est tout à fait normal que l'interprète d'un morceau de musique apparaisse sur la pochette du CD, et je pense que dans la tête de beaucoup de gens le fait de faire passer un texte d'une langue dans une autre c'est comme un acte mécanique, alors qu'il n'y a pas plus subjectif. Le traducteur est aussi un lecteur, et la lecture qu'il fait du texte est on ne peut plus subjective. Ses choix reflètent l'impression que le texte étranger lui a faite très profondément.
Il n'y avait que nous les traducteurs qui pouvions faire passer cette idée-là, car si on ne l'a pas vécue c'est une expérience difficile à concevoir.
Que peut-on envisager pour le futur ?
On a besoin d'être payés correctement, donc nous avons des revendications de rémunération, de droits, de contrats... Par exemple, on voudrait bien que notre nom apparaisse sur les sites marchands. En dehors même de la simple notion de justice, c'est une injure faite au lecteur de ne pas mettre le nom du traducteur.
On est très aidé par le CNL, qui dispose d'aides à la publication. Le CNL n'accorde ces aides que si l'éditeur nous paye correctement et il demande aussi à ce que nom figure au moins sur la couverture.
La Fnac d'Aubervilliers va fermer 30/11/1999 00:00:00
La date de fermeture est prévue pour octobre. L'annonce a été faite mardi 18 juin 2013, par le P.D.G. de la Fnac Alexandre Bompard, lors de l'assemblée générale du groupe actionnaire Kering. Sa mise en bourse a également été approuvée. Pour des raisons de rentabilité, liées à un manque de fréquentation, la fermeture que prévoyait déjà le distributeur Kering en août 2012, s'avère passer pour la seconde fois des paroles aux actes.
Clem_ CC BY-SA 2.0
Les salariés seront reclassés, mais la situation est en train de se répéter : le magasin en Seine-Saint-Denis avait déjà fermé ses portes le 13 octobre 2012 et le personnel avait été transféré dans d'autres boutiques. Puis, il avait rouvert le 24 novembre, suite à la décision de la cour d'appel de Paris. Une nouvelle équipe avait donc été mise en place pour continuer à respecter le bail établi avec le promoteur du centre commercial.
Rebelote, le magasin ferme ses portes. La nouvelle équipe ne sera pas restée longtemps. Dans cette affaire qui ressemble bien à un quiproquo, on peut se demander quels gaspillages financiers auront été faits, et quels impacts au niveau social subissent les salariés. Les syndicats ont d'ailleurs souligné un manque d'information. Mais les négociations avec les partenaires ne devraient aboutir à « aucun plan de suppression de postes », d'après le porte-parole de la Fnac.
Les sociétés d'investissement dans l'immobilier, Icade et Klépierre, propriétaire du centre commercial où se situe le magasin, ont contesté d'une même voix cette décision. Leur vision de la situation est toute autre : « la fréquentation du Millénaire est sur un rythme annuel de 6 millions de visiteurs, en croissance régulière ». Mais cela n'indique pas précisément le nombre de clients spécifiques à la Fnac.
Une affaire pour le moins surprenante puisque le magasin se situe au coeur d'un projet ambitieux et récent : le centre commercial Millénaire, connu pour sa superficie de taille, a ouvert en avril 2011. Depuis, une foule y afflue les samedis. Mais la difficulté émane en semaine. Un an après son ouverture, le discours dominant stipulait que le centre semblait être « toujours en phase de démarrage ».
Pourtant, le gestionnaire du centre, assurait que la fréquentation « est conforme à celle d'une création ». Pour la Fnac, la création aura rapidement rimé avec suppression.
Le nombre d'appareils mobiles dépasserait celui des humains d'ic... 30/11/1999 00:00:00
S'il est un marché qui affiche une croissance économique surpassant toutes les attentes, il s'agit bien de celui des appareils mobiles. Et si bien que désormais rares sont les consommateurs de nos sociétés dites développées dont le quotidien échappe encore à l'emprise des téléphones cellulaires, smartphones et autres tablettes. On s'habitue bien vite à pouvoir accéder à du contenu tout en vaquant à nos affaires, et selon une récente étude publiée par CSS Insight, cet engouement ne serait pas prêt de s'enrayer.
Selon ces nouvelles estimations, d'ici la fin de l'année en cours, on devrait dénombrer 5,9 milliards d'appareils mobiles en usage de par le monde. Tandis que rien que les téléphones mobiles et smartsphones, à eux seuls, devraient se chiffrer à 6,6 milliards en 2017. Cette année-là et tous appareils compilés, l'étude estime que le nombre de gadgets surclassera celui d'êtres humains.
Au niveau du partage des parts de marché, les recherches ont indiqué que les smartphones et tablettes devraient accaparer un pourcentage croissant du commerce global d'appareils mobiles. On prévoit une augmentation de 1,2 milliard dès cette année et 2,1 milliards d'ici 2017. Tandis que les smartphones pourraient représenter les trois quarts du marché de la téléphonie mobile en 2017.
Si l'on considère que ces appareils qui ont le vent en poupe sont ceux qui se prêtent le mieux à l'acquisition de contenus numériques, il est à prévoir que la demande explosera également au niveau des fichiers et applications accessibles via mobiles. Et dans bien des domaines, les fournisseurs qui ne sont pas à la page pourraient bien finir laissés pour compte.
Via Aptara Editorial.
Une convention pour faire plus en faveur de la scolarisation des ... 30/11/1999 00:00:00
L'Education nationale, au travers du ministre déléguée à la réussite éducative George Pau-Langevin, vient de signer une convention avec la Fédération des Associations pour Adultes et Jeunes Handicapés (APAJH). Le but de cette signature est d'oeuvrer toujours davantage en faveur de la scolarisation des jeunes en situation de handicap.
Depuis 2005, l'intégration dans le cadre scolaire classique des élèves handicapés est le principe directeur. C'est à l'école de s'adapter pour scolariser des élèves qui demandent un accueil particulier. Il s'agit ainsi d'oeuvrer pour que la société du futur soit elle-même davantage inclusive.
Le roman Je ne le répéterai pas sacré par un record du monde 30/11/1999 00:00:00
Avec son roman Je ne le répéterai pas (sorti en 2007, éditions Zus), l'écrivain québécois Gino Levesque avait plutôt étonné la scène littéraire. S'inscrivant dans la ligne de l'OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle, mouvement créé par Le Lionnais et Queneau en 1960), l'auteur a écrit un roman dont pas un seul des mots utilisés n'est employé deux fois.
Cette contrainte digne de La Disparition de Pérec vaut aujourd'hui à Gino Levesque le record mondial pour « Le roman ayant la plus grande quantité de mots utilisés uniquement une seule fois. » En édition de poche, l'oeuvre s'étale tout de même sur plus de cent pages et comprend exactement 14817 mots.










