Commentaires sur Votre revue de presse du 25 janvier 2026 par Étirév Anwen
« La lutte des classes est le moteur de l’histoire » (source : https://les7duquebec.net/archives/303902) La société actuelle est en proie à un malaise qui a comme origine, d’une part la lutte des classes, d’autre part la lutte des sexes. Ces deux questions se tiennent. La lutte des sexes a précédé toutes les autres : elle a ouvert la porte à la violation du Droit naturel et d’injustice en injustice le désordre s’est propagé dans la société tout entière ; tous les faibles ont été sacrifiés et la force a régné, aidée par la ruse, par le mensonge, par la terreur. La dissolution des États, c’est-à-dire le désordre, commença quand certains hommes, troublés par le mauvais esprit qui engendre l’orgueil, voulurent mettre leur personnalité au-dessus des autres, s’affranchir des lois établies et dominer les faibles. Cette révolte fut le commencement de l’erreur sociale, c’est-à-dire de l’injustice. Les hommes des temps anciens se sont groupés pour lutter, non pas contre des dangers physiques, mais contre l’autorité maternelle, contre le droit naturel de la Femme, sur lequel s’était élevé la grande civilisation gynécocratique. Cette grande civilisation est celle que l’on appelle symboliquement l’« Âge d’Or », l’« Âge Edénique », le « Ciel sur la Terre », c’est-à-dire l’âge de la vie heureuse, et qui résultait partout de la première organisation sociale (Gynécocratie) représentée par la Maîtresse (ou Reine), de la première organisation religieuse (Théocratie) représentée par la Déesse (« Déesse » est le nom générique de toutes les femmes supérieures et qui n’indiquait alors que les qualités morales inhérentes au sexe féminin, rien de surnaturel), et de la première organisation familiale (Matriarcat) représentée par la Mère. La grande révolte de l’homme contre la Femme ouvrit l’ère des discordes, qui devaient régner si longtemps. L’histoire est remplie de la lutte qui résulte de ces deux évolutions contraires : celle de l’Esprit féminin qui veut monter toujours dans la voie du progrès infini ; celle de l’instinct masculin qui entraîne l’homme vers des plaisirs dégradants, qui troublent sa mentalité et lui suggèrent des mensonges et des ruses pour se justifier. Ce sont ces deux Principes qui furent, au début, appelés « le Bien et le Mal, l’Esprit et la Force ». Au commencement de cette lutte, il était déjà des hommes dont l’esprit s’était obscurci, dont le caractère s’était altéré, des hommes déjà engagés sur la pente fatale de la dégénérescence. Ils évoluaient maintenant de haut en bas, et, dans cette descente, perdaient la spiritualité et se laissaient entraîner dans l’erreur, que la Femme abhorre, dans la brutalité qu’elle redoute, dans la luxure qui lui fait horreur. Cet entraînement des passions poussait les hommes à supporter avec impatience toute autorité morale qui voulait les contraindre à remplir des devoirs, et, pour s’en libérer, ils s’insurgeaient contre la famille primitive et quittaient la tribu. Ces révoltés s’en allaient par les chemins, vaguant à l’aventure. Ce sont des vagabonds, des « enfants prodigues » obligés souvent de revenir au bercail, poussés par les nécessités de la vie, que l’homme isolé ne peut satisfaire et que la famille lui assure. Cette rupture des liens familiaux faisait entrer l’homme dans un monde inférieur, où la Femme ne pouvait le suivre qu’en subissant d’affreux tourments. Quand il arrivait ainsi à secouer ses devoirs, Elle le considérait comme marchant vers « la mort de l’âme ». Il n’était plus pour Elle qu’une ombre (ou umbra, ou sombra : qui est sombre et qui sombre). Et de ce mot « ombre » on fera « hombre », « homo », « homme ». Chez les Étrusques, les hommes séparés des tribus régulières sont « perdus ». On les appelle des mânes (d’où « man »). Ce sont des êtres déchus vivant dans les limbes, c’est-à-dire dans un monde sans lumière. Dans le « Li-Ki » des Chinois, il est dit des hommes : « Ceux qui avaient perdu le sentiment du devoir étaient considérés comme des hommes morts ». C’est quand les hommes sont arrivés à cet état qu’ils fuient la société des Femmes et font leur monde à part, le « Monde Masculin » où régnent les luttes, les ruses, le mensonge et l’injustice. Le régime Matriarcal s’explique par ce fait que le Père naturel ne s’attache pas à la Mère et à l’enfant, ne connaît, du reste, pas l’enfant né de lui ; et l’enfant qui ne porte que le nom de sa Mère, qui est le nom de la tribu, ne connaît pas son Père, ne sait même pas qu’il en a un. En effet, les premiers rapprochements n’ayant pas eu de résultat immédiat, les hommes ne pouvaient pas se figurer qu’il pût y avoir dans leurs jeux sexuels le germe d’une conséquence aussi éloignée et aussi inattendue ; longtemps ils ignorèrent la loi de la génération, c’est-à-dire le rapport qui existe entre la cause et l’effet, et, du reste, ne s’en préoccupèrent pas ; ce n’est que dans la période que l’on peut appeler moderne, c’est-à-dire historique, que cette cause a été connue. La base légitime et idéale du pouvoir de la Femme réside dans sa nature spirituelle et maternelle. Elle produit l’œuvre de la création. Elle fait naître l’enfant, elle le guide, elle le soutient, elle est la source de la lumière qui l’éclaire. En dehors de cette cause idéale, il n’en existe aucune qui légitime la domination du monde. Par la vertu de cette cause naturelle, tout enfant créé bénéficie de la nature bienfaisante maternelle, réelle, vraie, connue. Aussi, le mot « Patar », dans le sanscrit primitif, ne signifie pas « celui qui féconde », mais « celui qui protège ». C’est le frère de la Mère. C’est pour cela que longtemps c’est lui, l’oncle, qui s’occupe surtout de l’enfant, et, quand les hommes de cette époque parlaient de la descendance, ils ne disaient pas « nos fils », ils disaient « nos neveux ». L’enfant grandissait dans sa famille naturelle, qui était sa famille maternelle, n’ayant, quand il était homme, ni responsabilité, ni charges ; donc, pas non plus cette hypocrisie née avec les devoirs factices imposés dans le monde masculiniste (suprématie du Père qui aboutira au fameux « droit paternel »). C’est en Egypte, sous les Ptolémée, que sera établit le « droit paternel » qui donnera un coup mortel au régime maternel. C’est Ptolémée IV dit « Philopator » (« qui aime son père »), ainsi surnommé parce que c’est lui qui, deux siècles avant le Christianisme (en 222), établira le « droit paternel » par un simple décret royal, le « prostagma de Philopator ». À partir de là, la famille agnatique (paternelle) se substituera à la famille utérine (maternelle). L’autorité brutale que l’homme a voulu exercer sur la femme et sur l’enfant, sous prétexte de paternité, a apporté le malheur dans le monde et désorganisé la famille. C’est la grande erreur sociale des temps masculinistes. De plus, rappelons que le « mariage » tel qu’il a été institué à l’origine, c’est-à-dire la femme asservie dans une union monogame (ou plutôt monoandre, soit l’union exclusive avec un seul homme), qu’on allait bientôt appeler « con-jugale » (littéralement : « avec joug »), n’a été introduit dans les mœurs que lorsque le régime gynécocratique a été complètement détruit. L’institution sociale du « mariage » ne pouvait pas exister, dans les temps primitifs, et avant le règne de l’homme, car l’union n’était pas imposée, réglementée par des lois, mais seulement par l’amour et le libre choix de la femme éclairée par la science. Introduit progressivement au cours des derniers siècles précédents notre ère, le système du « mariage » sera accepté et légalisé définitivement qu’avec le Droit romain et le Catholicisme. Quand l’homme substitua la famille paternelle à la famille maternelle, quand il « vola », pour ainsi dire, une femme pour l’avoir à lui seul et la soumettre à ses caprices (rappelons que, selon la légende, l’amour à Rome s’inaugura par « l’enlèvement des Sabines »), ce fut le triomphe de tous les mauvais instincts de la nature masculine, le triomphe de sa jalousie, le triomphe de son instinct despotique, le triomphe aussi de sa paresse, car il se fit servir par celle qu’il choisissait. Il s’affranchit du même coup de la loi morale et, en même temps, de l’obligation du travail ; il exerça sur les enfants une domination despotique qui les terrorisa, et, par là, provoqua dans le monde la ruine de la vraie famille, la terreur des faibles et le désordre économique. Ce fut le premier mot de l’isolement moral, de l’abandon des impuissants, des vieux, des inutiles, le malheur de tous. Qu’elle est loin déjà, la brillante civilisation matriarcale de l’Inde, de l’Egypte, de la Celtide, qui avait été l’œuvre grandiose de la Femme divine ! Profitons de ce « passage » en Égypte pour rappeler que le grand révolutionnaire qui bouleversa l’Egypte (vers 1350, dit-on, mais c’est une date incertaine) est Ramsès II que les Grecs appelleront Sésostris (Ramsès est un nom masculin, il signifie « disciple de Ram ») ; le nom de « Sésostris » fut formé de celui de sa Mère, Séti/Seth (Seth est le nom masculinisé de la Reine Séti), que les Grecs mirent au masculin, « Sethos », suivi du chiffre « tris » (trois). Seth, ou Seti, a une légende entourée de merveilleux, mais les historiens mettent son nom au masculin naturellement. C’est après le règne de Séti que commencent les luttes séculaires soutenues pour établir un pouvoir nouveau, celui de la force, dans un pays qui voulait garder ses anciennes institutions. Précisons que Séti est représentée par la Reine du jeu d’échecs, inventé à cette époque. L’homme, c’est le Roi du même jeu, son pouvoir est limité. 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