
En 2000, le philosophe Paul Ricœur (1913-2005) pointait déjà les dérives d’une mémoire collective instrumentalisée et la fragilité de nos démocraties. Aujourd’hui, alors que les conflits mondiaux se cristallisent sur des blessures du passé et que le débat public s’enlise dans la polarisation, cette leçon de lucidité philosophique résonne profondément. Dans cet entretien passionnant, il nous invite à substituer le travail critique de l’histoire aux passions mémorielles.
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