
Au Couvent de Morsiglia, dans le Cap Corse, se tient jusqu’à fin août «La Mer Monde » de l'artiste Ange Leccia. A A Cisterna en la citadelle de Corte, jusqu’au 15 septembre «Clinamen » de l’artiste Céleste Boursier-Mougenot
Jusqu’au 31 août dans l’église du Couvent de Morsiglia dans le Cap Corse, le FRAC propose « La Mer-monde » d’Ange Leccia. Cette exposition présente deux gestes emblématiques d’Ange Leccia : « La Mer », œuvre de la collection du FRAC Corsica, et « Arrangement ». Globes terrestres, installation lumineuse composée de 228 globes.
« La Mer » est une vidéo silencieuse en boucle, conçue comme un plan-tableau. Le motif est simple : la Méditerranée, filmée par temps de tempête au-dessus de la plage de Nonza, depuis le château en ruines de la Sassa. Mais Ange Leccia fait basculer l’image à 90 degrés. La ligne d’horizon disparaît. La mer cesse d’apparaître comme une étendue ouverte vers le lointain ; elle devient une surface verticale et mouvante. L’image reste reconnaissable, mais elle échappe à sa lisibilité immédiate. Elle devient moins un paysage qu’une expérience physique du regard. La version de « La Mer » conservée dans la collection du FRAC Corsica date de 1991. Depuis lors, Ange Leccia n’a cessé de revenir à ce motif. Il en existe une dizaine de versions, reprises au fil des transformations techniques de l’image, du Super 8 au numérique, du Hi8 à la 4K. Chaque nouvelle version réactive la précédente. À Morsiglia, La Mer est ainsi présentée dans une version de mars 2024, qui prolonge ce principe de reprise et d’actualisation.
Cette logique de réactualisation se retrouve également dans « Arrangement ». Globes terrestres. La première version de cette œuvre est présentée en 1991 à la Biennale de Lyon. Plus de trente ans plus tard, Ange Leccia en réalise une seconde version pour le festival Noor Riyadh, e...
« La Mer » est une vidéo silencieuse en boucle, conçue comme un plan-tableau. Le motif est simple : la Méditerranée, filmée par temps de tempête au-dessus de la plage de Nonza, depuis le château en ruines de la Sassa. Mais Ange Leccia fait basculer l’image à 90 degrés. La ligne d’horizon disparaît. La mer cesse d’apparaître comme une étendue ouverte vers le lointain ; elle devient une surface verticale et mouvante. L’image reste reconnaissable, mais elle échappe à sa lisibilité immédiate. Elle devient moins un paysage qu’une expérience physique du regard. La version de « La Mer » conservée dans la collection du FRAC Corsica date de 1991. Depuis lors, Ange Leccia n’a cessé de revenir à ce motif. Il en existe une dizaine de versions, reprises au fil des transformations techniques de l’image, du Super 8 au numérique, du Hi8 à la 4K. Chaque nouvelle version réactive la précédente. À Morsiglia, La Mer est ainsi présentée dans une version de mars 2024, qui prolonge ce principe de reprise et d’actualisation.
Cette logique de réactualisation se retrouve également dans « Arrangement ». Globes terrestres. La première version de cette œuvre est présentée en 1991 à la Biennale de Lyon. Plus de trente ans plus tard, Ange Leccia en réalise une seconde version pour le festival Noor Riyadh, e...
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