"Comme Venise, New York est une ville où l’on marche beaucoup". Une conversation avec Antoine Compagnon pour le Grand Tour (legrandcontinent.eu)
Après l’Acropole d’Andrea Marcolongo, la Los Angeles d’Alain Mabanckou, la Provence de Carlo Rovelli, les rives de Beyrouth dans l’œil des artistes Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, les marches de la Villa Malaparte par Pierre de Gasquet, la Sicile de l’enfance de Jean-Paul Manganaro, les Pouilles littéraires de Nicola Lagioia et le Royaume-Uni politique de Lea Ypi, ce nouvel épisode de « Grand Tour » voit grand : avec l’académicien Antoine Compagnon, nous embarquons de l’autre côté de l’Atlantique pour une virée dans les rues de Manhattan. Autant que vous vous en souvenez, aviez-vous une idée de New York avant de vous y rendre pour la première fois ? J’ai découvert New York pour la première fois à l’âge de 12 ans. Autant dire que ma connaissance des États-Unis se limitait alors à Tintin en Amérique. Je n’avais pas vu de films sur New York, car un enfant allait peu au cinéma en ce temps-là. J’avais dû regarder la télévision une fois ou deux chez un camarade de classe. Nous avons embarqué pour New York à l’été 1962 sur le paquebot France, car mon père allait travailler à l’ambassade de France à Washington D.C. Le premier contact avec la ville a été souvent raconté par la littérature. Il est mémorable [...]
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