Lille/PSG – Luis Enrique dit tout : Dembélé, projet, effectif et collectif

Vendredi, lors de la 2e journée de Ligue 1 2026-2027, le Paris Saint-Germain (8e) affrontera Lille (3e) au Stade Pierre Mauroy (coup d’envoi à 20h45, diffusion sur Ligue1+). A la veille de cette rencontre, le coach parisien Luis Enrique a répondu à plusieurs questions en conférence de presse.

Luis Enrique « il manque beaucoup de choses. Mais c’est comme le reste des équipes. »

Qu’est-ce qui manque au PSG dans ce début de saison ? L’an dernier, vous parliez du feeling avec le ballon.

Je me souviens de cette phrase, mais c’était après quelques entraînements. C’est difficile, on a eu plus de temps. On a le niveau technique. C’est clair, il manque beaucoup de choses. Mais c’est comme le reste des équipes, rien de préoccupant.

Luis Enrique « Il n’y a rien. Je suis un grand admirateur d’Ousmane Dembélé. »

Pourquoi Dembélé est au repos ? Il faut accepter de laisser les joueurs se reposer ?

Ce n’est rien de nouveau, vous ne vous souvenez pas des saisons passées ? Cela a déjà été le cas avec Ousmane, Achraf, Kylian…Il n’y a rien. Je suis un grand admirateur d’Ousmane Dembélé. C’est un joueur essentiel pour nous, un joueur de très haut niveau. Il a fait un gros effort cet été pour être avec nous dans les finales en début de saison. Il a été, il est et il sera un joueur essentiel pour nous. Il a pris une bonne décision cette saison. Il faudra peut-être le faire avec d’autres joueurs dans la saison.

Je suis convaincu que l’on est dans le bon chemin. Je sais qu’à chaque décision difficile, il y a du bruit autour du PSG. Si un joueur n’a pas bien joué ou qu’il y a de meilleures solutions, il faut l’accepter. Les joueurs sont habitués à ma manière de gérer cela.

Luis Enrique « C’est un vrai leader, rien ne change. On gère de cette manière. »

Barcola sur le départ ? Quel bilan avec lui ?

Il est encore un joueur du PSG.

On va voir de plus en plus de rotation et une concurrence plus dure ? 

Il faut souligner que je suis toujours ouvert au fait de donner du repos, pour déconnecter. C’est très important et c’est déjà arrivé. Ousmane a fait ce très bel effort, c’est le moment d’avoir ce petit temps. Je suis un très grand admirateur d’Ousmane Dembélé, c’est un joueur différent. Je lui fais confiance. C’est un vrai leader, rien ne change. On gère de cette manière.

Un mot sur Davide Ancelotti, le coach lillois ?

Tout le monde le connaît. Il a été très important dans les dernières années avec Carlo Ancelotti. Je suis attentif, j’aime sa manière d’être sur le banc, de donner son opinion à son père. De ce que j’ai vu de lui, de sa manière de gérer au Real Madrid, c’est très intelligent. C’est un très bon coach et il a l’opportunité de le montrer à Lille. Ce sera excitant de l’affronter. J’ai hâte de jouer ce match, enfin je ne joue pas (sourire).

Luis Enrique « Je n’ai jamais entraîné aussi longtemps dans un club, mais j’ai la même envie qu’au premier jour. »

Le niveau d’exigence monte pour vous avec les trophées ?

Que l’on gagne des trophées ou non, c’est important, mais ce qui me rend le plus fier c’est ce que nous représentons, la façon dont nous voulons jouer. Après, tout peut arriver. Mais la manière dont on joue, dont on gère la défaite ou la victoire, c’est plus important. C’est notre identité.

C’est ma 4e année ici, c’est un record pour moi. Je n’ai jamais entraîné aussi longtemps dans un club, mais j’ai la même envie qu’au premier jour. Je sens la confiance de la direction et des supporters. C’est un très beau chemin et j’espère qu’il va durer encore longtemps.

Pourquoi suivre le tirage sur le vélo ? C’est une superstition ?

Mais non (rires). C’est l’Italie ou l’Argentine la superstition (rires). Je rigole, je ne peux rien dire de mal. Mais je serai tranquille, on va voir en rentrant à la maison et on verra le menu. Je signe pour le résultat des deux dernières années.

Luis Enrique « pour gagner plusieurs trophées importants, j’ai besoin de 23 joueurs, pas 11. »

Vous l’encouragez à être davantage un titulaire ici ?

Vous aimez cataloguer les joueurs, entre titulaires et remplaçants. Mais pour gagner les trophées, il faut une équipe. On a gagné beaucoup parce qu’on a eu des joueurs comme Gonçalo Ramos ou Lee Kang-In, Barcola aussi. Ils ont été très importants.

On ne gagne rien avec 11 joueurs. Je suis très ouvert. Si tu montres que tu es mieux, il n’y a pas de problème. On cherche à trouver les joueurs que l’on penser les meilleurs. C’est pour un match. Mais pour gagner plusieurs trophées importants, j’ai besoin de 23 joueurs, pas 11.

Luis Enrique « c’est une manière de montrer qu’il faut l’effort de tous les joueurs pour le succès. »

Les coups de pied arrêtés sont une vraie arme ?

Tu sais que tout va bien quand tu viens ici sans question sur les coups de pied arrêtés. Cela revient (sourire). C’est très positif, car on est une des meilleures équipes défensivement et offensivement en Europe sur les coups de pied arrêtés.

Dans notre championnat, la saison dernière, on a été la meilleure clairement dans les deux domaines. On a parlé de cela cette semaine avec l’équipe. Il faut être toujours attentif. Le staff, surtout Rafel Pol, a fait un travail incroyable.

Le joueur qui fait l’avant-dernière passe peut être récompensé comme le passeur décisif et le buteur ?

C’est une équipe. S’il manque quelqu’un, cela ne va pas. Il faut tout le monde. Le plus difficile, c’est de finir l’action. Mais il faut beaucoup de choses avant. Depuis 2 ans, on a valorisé beaucoup plus la passe décisive, c’est une manière de montrer qu’il faut l’effort de tous les joueurs pour le succès.

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