
Ils sont partis étudier ou travailler ailleurs, mais leur éloignement ne signifie pas nécessairement une rupture avec la Corse. À Paris, Marseille, Londres, Montréal ou encore New York, des milliers de Corses entretiennent encore un lien avec l’île. Une diaspora qui pourrait aujourd’hui devenir un véritable levier pour l’économie insulaire. Alors que la Collectivité de Corse et l’ADEC ont récemment signé une convention pluriannuelle avec l’association Corsica Diaspora pour structurer le réseau des Corses établis à l'étranger au service du développement économique de l’île, plusieurs initiatives cherchent déjà à transformer ces liens en opportunités concrètes.
C’est notamment le cas de communiti. Créé à Ajaccio en 2016, le réseau s’est construit autour d’un double objectif : « permettre aux jeunes de partir se former à l’international tout en conservant un lien avec l’île, et faciliter le retour de ceux qui souhaitent revenir ». Aujourd’hui, le réseau revendique plus de 17 000 membres, répartis dans 82 pays. « On rencontre à la fois du statut étudiant jusqu'au statut retraité en passant par des gens qui sont actifs et des gens qui sont en reconversion professionnelle », explique Christophe Battesti, cofondateur de communiti.
Un réseau de compétences
Partir de Corse pour s...







